Derrière le sourire, le malheur d'un homme ...

Derrière le sourire, le malheur d'un homme ...
On a beaucoup vu Patrick Chesnais à la télévision ces derniers temps. Parler de la disparition de son fils Ferdinand est surement pour lui un moyen? et de faire son deuil, et de pas oublier l'amour de sa vie brutalement disparut. N'épiloguons pas puisque c'est bien de théâtre, et de comédie qu'il s'agit ici.

L'acteur, que l'on a vu dans "Promotion canapé", "La belle histoire", "Kennedy et moi", "Irène", "Mariage mixte" ou encore "Tu vas rire mais je te quitte", venait jouer "Cochons d'Inde", une comédie de boulevard.

C'est sous la pluie qui tombait bien cette fois que nous nous sommes précipités dans le casino qui accueillait la manifestation. Peu d'attente et la sortie tranquille des différents protagonistes de la pièce. Patrick Chesnais arrive seul, manifestement détendu, casquette vissée sur le crâne. Il commence à signer tout ce qu'on lui montre, et donc ma photo. Seul à avoir prévu un autre support qu'un prospectus pour l'autographe, il me parle de la photo que je lui propose et me remercie d'y avoir pensé.

Il accepte bien volontiers une photo et pose - comme on peut le voir - avec le sourire. Après quoi il nous remercie poliment. Je n'abuse pas de sa patience et m'éclipse rapidement.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 20:42

Modifié le samedi 08 novembre 2008 21:31

Deuxième rencontre avec le géant !

Deuxième rencontre avec le géant !
Ah Michel Galabru ! Un monstre sacré du cinéma français que je ne me lasse pas d'attendre des heures. On se souvient (peut-être) de ma première rencontre, relativement tranquille, avec lui il y a quelques années. Cette année, ce fut un peu plus sportif contre tout attente.

Arrivée à 16h, et attente dans le froid. La pluie nous fut épargnée mais c'est à croire que Saint-Malo est l'endroit infernal par excellence. Je ne me souviens pas d'une seule attente sous un ciel étoilé, avec un petit vent chaud vous faisant oublier que vous planter devant un bâtiment depuis plusieurs heures pour quelques secondes d'une rencontre éphémère avec un artiste qui vous oubliera la seconde suivante.

Fort heureusement j'étais accompagné d'autres collectionneurs ou chasseurs d'autographes fort sympathiques et nous échangeâmes sur nos différentes rencontres, émouvantes ou illusoires. Quelques renseignements pris à droite ou à gauche nous informent que le comédien se déplace en grosse berline, qu'il n'arrivera qu'au dernier moment, probablement par l'entrée principale.

19h30, soit une heure avant le début de la représentation de la pièce, pour laquelle Michel Galabru a été récompensé, une voiture à l'allure présidentielle s'arrête non loin de nous. Imposant, majestueux et néanmoins fatigué, Michel Galabru rentre tranquillement dans le théâtre. Son entourage s'oppose à toute signature/photo mais le comédien, dans sa légendaire accessibilité et gentillesse, commence tout de même à signer. Il ne fera que deux photos, dont celle-ci avant de disparaître, non sans nous avoir gratifiés de quelques belles phrases hautes en couleurs que je garde dans mes souvenirs.

J'espère pouvoir rencontrer une nouvelle fois ce géant, qui a 86 ans, continue à parcourir les routes de France, à remplir les théâtres et à rester proche et généreux envers son public.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 20:40

Modifié le samedi 08 novembre 2008 21:18

En solitaire ...

En solitaire ...
Ah quelle joie de retrouver Saint-Malo : ses courants d'air, son vent glacial, sa pluie parfois et son théâtre aussi froid que ses employés. Mais qu'importe le temps, il y a le petit rayon de soleil apporté par Karine, ma collègue et amie chasseuse d'autographes, et sa famille, qui annonce que la soirée sera bonne même en cas d'échec.

Les habitués du blog savent qu'à Saint-Malo, il faut attendre devant le théâtre, et derrière, à l'entrée des artistes. Ce soir sont attendus Bruno Solo et Léa Drucker. Pour une rentrée, le destin n'est pas trop sévère et les deux comédiens sortent rapidement, dans le hall, au chaud. Commence la traditionnelle séance de dédicaces et ... là ... l'événement inattendu, le cri dans la nuit, la foudre qui tombe sur le paratonnerre.

Nous nous pensions à l'abri de tout. Désinvoltes, souriants, polis, équipés de crayons et de jolies photos à faire signer, ainsi que d'appareils derniers cris (quoique par pour tous ...). Impensable donc d'être soupçonné de quoique que ce soit. C'est alors que Bruno Solo nous lance sans crier gare : "Ça vous a plu ?". Regards vides, bouches fermées, idées en vrac. Que répondre ? Un mensonge sera trop voyant, la vérité trop brutale. "Vous n'êtes pas venus voir ?" Il nous achève. Nous savons qu'il sait. Il sait que nous ne sommes que des touristes, des opportunistes venus chercher l'autographe sans aller voir la pièce.

Qu'importe, il ne semble pas perturbé plus que ça et continue sans broncher. Un peu plus mal à l'aise, démasqués pour la première fois depuis des années, c'est le sourire forcé et gêné que nous le quittons. Léa Drucker est plus candide et ne nous pose pas la question qui tue.

C'est donc avec un très bon souvenir néanmoins de Bruno Solo que nous partons, fragilisés toutefois à l'idée de tomber un jour sur un autre observateur, peut-être moins conciliant ...

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 00:38

Modifié le samedi 08 novembre 2008 21:05

La classe à l'anglaise d'un français ...

La classe à l'anglaise d'un français ...
Outre Colin Firth (voir article suivant) le festival de Dinard fut l'occasion de rencontrer d'autres célébrités sympathiques comme Lambert Wilson, président du jury, auto-proclamé ironiquement pour l'occasion "Mister President".

D'une gentillesse indéniable et d'une classe irréprochable, l'acteur m'a signé deux beaux autographes à deux moments différents mais ne m'avait pas oublié. Très intéressant à observer et à écouter : c'est un acteur naturel, toujours en représentation. Sa voix est reconnaissable en tous lieux et sa grande taille fait qu'il ne passe pas inaperçu.

Pour les néophytes ou pour ceux qui ont la mémoire qui flanche, qui ne se souviennent plus très bien, quelques rappels d'ordre cinématographiques :

Lambert Wilson est né en 1958 d'un père connu et reconnu, Georges Wilson. Formé à la comédie dans un cours londonien (d'où il revient bilingue), ses débuts sont très éclectiques : on le voit chez Zulawski comme chez Girault (dans un énième épisode du Gendarme de Saint-Tropez). Il explose grâce aux "Chouans" de Philippe de Broca et à sa prestation dans "Hiver 54", film dans lequel il incarne l'Abbé Pierre.

A l'aise à peu près partout, il est de l'aventure "Matrix", se promène dans la "Jet Set" parisienne avant de s'embourgeoiser au "Palais Royal" de Valérie Lemercier. Très présent au théâtre, il a interprété nombre de classiques, et à récemment mis en scène Carole Bouquet dans le "Bérénice" de Racine. Chanteur à ses heures, il a enregistré deux albums et s'est produit sur scène.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 13:15

Le retour aux sources ...

Le retour aux sources ...
Dinard. Lieu qui a fait ma gloire (des rencontres inoubliables avec des grands, des moments de joie, de doutes, des photos, des autographes comme si il en pleuvait ...) et qui m'a perdu (la sortie brutale d'un casino en toute insolence et une chute fatale à ma cheville). Mais aussi mon quatrième festival du film britannique avec des visages intéressants cette année.

Et c'est bien entendu sous la pluie (et même la grêle) qu'à commencé cette journée. Normal me direz vous, nous sommes dans la ville où se rejoignent anglais et bretons - autant dire que le soleil n'est pas l'emblème de la cité. Mais trêves de clichés, je m'arme de mes stylos (inefficaces en plus) et de quelques photos imprimées à la va-vite. Je rejoins un collègue chasseur d'autographes qui m'informe qu'il a déjà récolter pas mal d'autographes alors que j'étais tranquillement affalé dans ma voiture à m'enfiler un monstrueux sandwich mêlant jambon, fromages, frites ... bref, un bel échantillon de la gastronomie ... à la française !

Après une petite attente au chaud, voici que Pierre Mondy débarque sans crier gare ! Fort heureusement je n'ai rien perdu de mon athlétisme et je cours à sa rencontre, qui s'avère délicieuse. Un chauffeur nous informe que le jury se repose actuellement à l'hôtel. Nous nous y rendons sur le champs, hardis et prêts à défier les éléments.

Mais il faut avouer qu'au bout de deux heures sous la pluie et avec un vent qui vous rappelle que même si la pluie cesse il fera toujours froid, on se décourage. Alors on se raconte des anecdotes, des péripéties qui garnissent nos livres d'autographes. Et voilà que l'heure nous indique qu'il est temps de se préparer à dégainer feutres et appareils photos.

Alors que la plupart des curieux restent sous la pluie, nous entrons en toute fourberie dans le hall cossu de l'hôtel. Là nous allons à la rencontre de la froide Valérie Kaprisky, avant d'échanger un nouveau sourire avec Pierre Mondy. Et là, THE star du festival, Colin Firth. Je m'approche de l'élégant, et n'écoutant que mon courage lui lance un "Possible to take a picture with you please ?", ce à quoi il répond "Yes". Par la suite, c'est avec Lambert Wilson que j'échange quelques mots de gentleman, avant d'essayer de l'être face à Alice Taglioni et Aissa Maiga.

La soirée se termine au casino. Nous revoyons toutes les stars et recommençons de plus belle la moisson d'autographes. Décidemment, si cette journée avait été une partie de black-jack, nul doute que nous aurions fait le maximum ...

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 17:20

Modifié le samedi 11 octobre 2008 12:53