Pour que la lumière soit ...

Pour que la lumière soit ...
Je me suis toujours interrogé sur ce qui me poussait à rencontrer les stars, à attendre parfois des heures, dehors, seul, pour un tête un tête insolite, rapide et aléatoire. Des litres d'essence consumés sur des routes à la vitesse limitée et des palpitations de coeur boostées qui elles ne risquent pas de se faire flashées pour excès de vitesse.

Je suis à Saint-Malo, arrêté au milieu d'un flot de passants qui profitent de cette belle journée ensoleillée. Peut-être que l'un d'eux se demande ce que j'attends dans ce coin sombre du Palais du Grand Large. S'il pouvait seulement se douter que moi-même je n'ai pas la réponse. Aujourd'hui c'est Elie Semoun, hier c'était Roschdy Zem et demain ça sera quelqu'un d'autre. Mais ce que j'attends de cet ensemble de rencontres ... mystère.

La réponse éphemère arrive en même temps qu'une Jaguar dernier cri aux vitres fumées. L'homme aux milles visages affiche un naturel souriant et vient directement s'emparer de mon stylo. A la demande de la traditionnelle photo, il répond oui avec un grand sourire. Nous remerciant, il s'éclipse discrètement sous le regard d'un passant qui a peut-être finalement compris ce que j'attendais.

Mais si lui à sa réponse, je n'ai pas la mienne. Ou alors si. L'espace d'un instant je suis sortit du coin d'ombre dans lequel je me sens si protégé, puisqu'invisible des autres, ou presque. En pleine lumière, mon coeur s'est remis à battre à tout vitesse. J'ai sourit aux quelques phrases de Elie, comme je souris chaque fois que je regarde ses spectacles, et le passant m'a regardé autrement que comme un glandu qui attend seul avec un stylo à la main.

C'est sans doute ça la recherche ultime. La sortie de l'ombre pour la lumière - quelle qu'elle soit. Les stars sont la morphine des malheureux. Ils n'ont d'autre intérêt que d'illuminer une journée, une heure, une seconde. Ils sont les médecins du coeur, ceux qui le booste, le force à sortir de sa réserve, de sa lenteur habituelle. La volonté de l'autographe ou de la photo n'est que la justification d'une envie bien plus profonde. Une envie de peur, d'excitation, de jouissance, de bonheur. Une envie de sentir son coeur battre à tout rompre ... une envie de vivre, tout simplement.
# Posté le samedi 20 septembre 2008 21:46

Z'aime bien Roschdy !

Z'aime bien Roschdy !
Une fois n'est pas coutume, voilà un article où il faut se creuser les méninges pour trouver quelque chose à dire. La rencontre banale par excellence, où on cherche désespérément le moindre petit détail qui pourrait la rendre excitante et digne d'intérêt. Et paraphrasant Axelle Red (c'est dire jusqu'où je vais), je cherche mais je ne trouve pas ...

Roschdy Zem était donc de passage en terre bretonne, plus particulièrement à côté de Saint-Brieuc, pour y présenter son dernier film "Go Fast", où il interprète un officier de la police judiciaire chargé d'infiltrer un réseau de trafiquants de drogue. C'est t'y pas original comme histoire ça ? Bon ... j'avoue tout de même l'efficacité du film qui a le mérite de se démarquer un peu des derniers films français que j'ai vu.

A l'issue de la projection, l'acteur vedette - accompagné du scénariste et producteur - a dialogué avec le public. Peu de questions, et un directeur du cinéma qui est alors obligé de meubler comme il le peut avec des phrases passe-partout. Le supplice terminé, Roschdy Zem se pli avec le sourire - ah ! ça il faut le signaler - à une séance de dédicaces et de photos. Noyé dans la foule, banal, il remarque à peine la photo que j'ai pris le soin de préparer.

Pour ceux - et il y en a ! - qui ne connaîtraient pas mister Zem, il a été figurant de nombreuses années avant d'accéder à de petits rôles, souvent de voyou, comme dans "Le plus beau métier du monde" avec Gérard Depardieu ou "Ma petite entreprise". Frère Jean dans "Chouchou" avec Gad Elmaleh, il fait du "Camping à la ferme" avant de retourner au "36 quai des Orfèvres". Flic dans "Le petit lieutenant", il fait partit de l'aventure "Indigènes" et est récompensé au festival de Cannes. La même année, il réalise "Mauvaise foi" qu'il interprète aux côtés de Cécile de France. On l'a vu également dans "Détrompez vous" et dans "La fille de Monaco".

Jolie rencontre donc avec un acteur sympathique et souriant, qui a en plus la particularité d'être né le même jour que moi, le 27 septembre. Information que je n'ai pas manqué de lui faire partager bien entendu ...
# Posté le vendredi 12 septembre 2008 19:00

Il faut croire aux miracles ! - Récit spécial Religion.

Il faut croire aux miracles ! - Récit spécial Religion.
A la veille de la venue du pape Benoit XVI en France et de son pèlerinage à Lourdes, j'apporte la preuve que les miracles existent ! Oui, jeunes mécréants, écoutez la parole que je viens prêcher en ce blog profane qui a osé montrer un autographe de Olivier Besancenot. Je n'ai rien demandé, rien écrit, rien envoyé (sinon des prières) mais j'ai été entendu. Le silence fait parfois beaucoup de bruit.

Une enveloppe dissimulait soigneusement un autographe de Valérie Bègue, miss France 2008, très médiatisée par moultes scandales photographiques, dont un ayant offensé la religion catholique. La pécheresse au service d'un événement divin ? Le bien et le mal réunis, le manichéisme enfin représenté, le sacré et le profane incarnés dans cette enveloppe ?

L'autographe m'en tomba des mains : j'avais été choisit ! Elu par l'Unique, j'avais en main ce que d'aucuns diront sans grande valeur, ce que beaucoup verront comme un autographe banal (un de plus blasphèmeront certains !). Plus explosif que l'antimatière, plus machiavélique que les Francs-Maçons, plus puissant que les Illuminati eux-mêmes, plus énorme que le mensonge d'un homme qui aurait marché sur la Lune : cette signature laïc et infidèle apportée par la sainteté incarnée.

Je me devais de prêcher tel un Dominicain acharné que enfin, l'Eternel s'était manifesté à moi. Des visions divines m'envahirent : des foules en délire venues à moi contempler l'autographe, mon nom canonisé, Benoit XVI s'excusant publiquement d'avoir assuré un si long intérim en attendant que je prenne la place qui me revenait de droit ...

Mais ... que vois-je dans l'enveloppe ? Une lettre ! Non ... Dieu ne m'aurait pas écrit ? La lecture me fit frissonner et la lumière fut dans mon esprit. Ce n'était certes pas le Tout-Puissant qui m'avait envoyé cet autographe, et il n'avait pas été convoyé par les apôtres mais par la Poste !

Mais si le premier miracle auquel je cru s'évapora dans les nuages, un autre m'apparut alors : les Anges existent bien, sous forme humaine. Et quel privilège (accordé par je-ne-sais-qui) ais-je d'en connaître un ! Dévouée aux autres, n'attendant rien en retour de ses agissements (comme celui de réussir à obtenir un autographe pour un ami par exemple), sinon le bonheur de son prochain, Tiphaine est bien la preuve vivante que les miracles existent, et qu'ils sont parfois simplement des êtres humains comme vous et moi, avec peut-être un petit supplément d'âme ...
# Posté le jeudi 11 septembre 2008 19:39
Modifié le dimanche 21 septembre 2008 13:43

Pour toi, visiteur !

Pour toi, visiteur !
Franck Dubosc
Acteur, humoriste
Né le 7 novembre 1963

Pour combler le manque de nouvelles en ce moment, et donc de nouveaux autographes, voici l'un de ceux que j'avais reçu il y a plusieurs mois après une très longue attente (j'avais même oublié que j'avais envoyé un courrier), Franck Dubosc.

L'humoriste s'est formé au conservatoire de Rouen aux côtés de Valérie Lemercier et Virginie Lemoine. Ses débuts sont très laborieux et il faut plusieurs années avant qu'il commence à obtenir de premiers succès. Dans les années 2000, son spectacle "J'vous ai pas raconté", où il s'invente une vie d'aventurier ringard et macho le fait définitivement rentrer dans les humoristes préférés des français.

Sur scène, il triomphe régulièrement aux côtés de son ami Stéphane Rousseau (notamment pour Juste Pour Rire) et ses deux derniers spectacles "Romantique" et "Il était une fois Franck Dubosc" ont été de gros succès.

Mais son énorme succès, Franck Dubosc le doit aussi au cinéma. Il enchaîne les petits rôles sans importances dans des films souvent oubliés ("A nous les garçons", "Au secours j'ai 30 ans !" ...), et il faut attendre 2006 et le succès-surprise de "Camping" pour qu'on lui propose des premiers rôles. "Disco", toujours avec le même réalisateur, confirme le soutient du public en 2008.

Présent depuis 1990 aux côtés de Elie Semoun dans les "Petites Annonces", Franck Dubosc a également sortit deux dvds, les "Pour Toi Public".

Je n'ai malheureusement jamais rencontré Franck Dubosc (pourtant venu non loin de chez moi) mais je ne désespère pas de l'approcher un jour ou l'autre. Cette idée m'enchante car j'aime beaucoup cet artiste et je sais, de part d'autres blogs (notamment celui de Marie) que c'est quelqu'un extrêmement gentil et respectueux avec ses fans ... Patience donc pour une photo avec celui m'a envoyé cet autographe, pour moi, collectionneur !
# Posté le dimanche 24 août 2008 13:08

D'une pierre, trois coups ...

D'une pierre, trois coups ...
Une dépêche AFP est tombée et je profite d'un court moment de répit entre deux longueurs de béquilles pour vous en informer. L'agence française de presse m'a confirmé ce que je craignais : les stars ont boycottés la Bretagne Nord. Le mouvement débuté depuis mars dernier semble se poursuivre, et ce jusqu'à la fin de l'été. Les meneurs n'ont pas été identifiés mais il semblerait que leur influence soit grandissante. L'acteur Lambert Wilson qui devait venir présenter un film à Dinard s'est lui aussi joint au mouvement.

Le communiqué précise les noms de quelques courageux qui osent défier le syndicat et qui viennent ou sont venus en Bretagne : Julie Piétri nous a régalé de sa présence, Michel Leeb et Annie Cordy s'apprêtent à le faire. Qu'il est loin le temps où Carole Bouquet, Daniel Auteuil ou Jean Reno chevauchaient en terre bretonne. Bonne nouvelle cependant, la dépêche annonce la levée du boycott pour la saison prochaine et donne même quelques noms : Jean-Pierre Marielle, Elie Semoun, Marie-Anne Chazel, Jean Rochefort, Camille ou encore Cali.

Pour succéder à un article portant en triomphe une star mondiale, il fallait quelque chose de plus sérieux et j'ai choisis un réalisateur anglais que j'avais rencontré à Dinard justement, Shane Meadows. Peu connu en France, il est considéré outre-Manche comme un potentiel successeur de Ken Loach et se place dans la lignée d'un Mike Leigh (auteur du remarquable "Vera Drake").

Ses films dépeignent une réalité sociale de l'Angleterre, facette que l'on a moins l'habitude de voir dans des comédies romantiques comme "Love Actually" ou "Coup de foudre à Notting Hill". D'ordinaire je déteste ces films moralisateurs et bien souvent pénibles. Mais j'avoue avoir eu un coup de coeur pour ce réalisateur. Citons au hasard "Northen Soul" ou le plus récent "This is England" que j'avais vu dans une salle quasiment vide. Mais qu'on ne s'y trompe pas, je préfère un film mêlant habillement social et comédie, je pense à "The Full Monty" ou "Billy Elliott", perles du cinéma britannique.

Et puis admirez cette signature originale ! Plus loin dans le blog Julie Ferrier nous livrait un autographe de la même sorte. Amusant. Je préfère ça à la paraphe des stars hollywoodiennes. Je pardonne alors à Shane Meadows la faute d'orthographe dans mon prénom.
# Posté le lundi 28 juillet 2008 21:33