Arrivée à 16h, et attente dans le froid. La pluie nous fut épargnée mais c'est à croire que Saint-Malo est l'endroit infernal par excellence. Je ne me souviens pas d'une seule attente sous un ciel étoilé, avec un petit vent chaud vous faisant oublier que vous planter devant un bâtiment depuis plusieurs heures pour quelques secondes d'une rencontre éphémère avec un artiste qui vous oubliera la seconde suivante.
Fort heureusement j'étais accompagné d'autres collectionneurs ou chasseurs d'autographes fort sympathiques et nous échangeâmes sur nos différentes rencontres, émouvantes ou illusoires. Quelques renseignements pris à droite ou à gauche nous informent que le comédien se déplace en grosse berline, qu'il n'arrivera qu'au dernier moment, probablement par l'entrée principale.
19h30, soit une heure avant le début de la représentation de la pièce, pour laquelle Michel Galabru a été récompensé, une voiture à l'allure présidentielle s'arrête non loin de nous. Imposant, majestueux et néanmoins fatigué, Michel Galabru rentre tranquillement dans le théâtre. Son entourage s'oppose à toute signature/photo mais le comédien, dans sa légendaire accessibilité et gentillesse, commence tout de même à signer. Il ne fera que deux photos, dont celle-ci avant de disparaître, non sans nous avoir gratifiés de quelques belles phrases hautes en couleurs que je garde dans mes souvenirs.
J'espère pouvoir rencontrer une nouvelle fois ce géant, qui a 86 ans, continue à parcourir les routes de France, à remplir les théâtres et à rester proche et généreux envers son public.




