Deuxième rencontre de la saison avec la pétillante et néanmoins mythique Marie-Anne Chazel, pilier de la troupe du Splendid. Avec les garnements rencontrés dans sa jeunesse, qui répondaient aux noms de Lhermitte, Blanc, Jugnot, Clavier et Balasko, elle fonda un "collectivisme d'individualistes" qui entrèrent dans la légende avec des films tels que "Le père noël est une ordure", "Les bronzés" et sa suite "Les bronzés font du ski".
La première rencontre fut malouine. Devant le théâtre de Saint-Malo la belle actrice née le 19 septembre 1951 à Gap fut sympathique au possible. Elle nous signa deux autographes mais ... surprise ... refusa de poser pour une photo souvenir. La faute, selon elle, à un maquillage absent et une "tête horrible". Dur de la blâmer pour si peu même si les kilomètres avalés juste pour un "petit" autographe furent eux, dur à avaler.
Fort heureusement, le destin plaçait sur mon chemin une deuxième possibilité de rencontre. Une organisation militaire fut donc mise en place afin que cette fois tout se passe bien. Et catastrophe, un élément perturbateur s'invite dans ce plan de bataille sans failles. Mon frère me prévient par téléphone qu'il est, par hasard, dans le train avec l'actrice et que l'arrivée en gare est prévue pour 15h30.
Karine me rejoint donc pour réserver à Marie-Anne Chazel un petit accueil à son arrivée. Oh pas de panneaux "Marie-Anne Je T'aime !" ou de T-shirts à son effigie, juste une petite phrase de bienvenue, une excuse bidon pour qu'elle prenne le temps de s'intéresse à nous, et une demande polie d'autographes. Et là encore, la photo est refusée sous prétexte d'une "tête de vieux héron décoiffé". Libre à vous de juger de l'appréciation que Marie-Anne Chazel fait d'elle même.
Heureusement, un atout était en notre possession : Manon, la petite s½ur de Karine, attendrissante au point que la légendaire interprète de Zézette du "Père Noël est une ordure" accepta de poser, tout en gardant ses lunettes de soleil discrètes, avant de s'éclipser aussi silencieusement qu'elle était arrivée. Quant à Stéphane Hillel, censé l'accompagner pour cette pièce de théâtre, ni à Saint-Malo ni à Lamballe je n'ai eu vent de lui, juste le souffle glacial de quelques minutes de plus passées à l'attendre.