Pas de sourire "sur ses lèvres" ...

Pas de sourire "sur ses lèvres" ...
Emmanuelle Devos
Actrice française
Née le 10 mai 1964 à Puteaux

Fille de comédienne, c'est après avoir vu Jeanne Moreau au cinéma que la jeune Emmanuelle Devos choisit définitivement d'embraser une carrière d'actrice. Elle fait le cours Florent et les ateliers d'acteurs de la Fémis où elle rencontre la future réalisatrice Noémie Lvovsky, et Arnaud Desplechin, son cinéaste fétiche.

Elle tourne sous la direction de Francis Huster dans "On a volé Charlie Spencer !" puis "La vie des morts" en 1990. Elle est nommée pour le César du Meilleur Espoir Féminin en 1997 pour son rôle dans "Comment je me suis disputé ... (ma vie sexuelle)".

Passant du drame ("Aie", "Oublie moi") à la comédie ("Le déménagement", "Peut-être" aux côtés de Jean-Paul Belmondo et Romain Duris), elle reste fidèle à ses réalisateurs fétiches.

En 2001, elle obtient le César de la Meilleure Actrice pour son rôle dans "Sur mes lèvres" de Jacques Audiard, avant d'enchaîner avec un autre rôle sombre dans "L'adversaire". Héroïne de "Rois et Reine", elle retrouve Audiard pour "De battre mon coeur s'est arrêté".

Toujours polyvalente, elle fait rire dans "Deux vies plus une" et retrouve son compagnon de "La moustache", Vincent Lindon, dans "Ceux qui restent" de Anne Le Ny.

J'ai rencontré Emmanuelle Devos pour l'avant-première de ce dernier film à Dinard. Accompagnée des souriants Vincent Lindon et Anne Le Ny, les trois comédiens avaient dû se passer le mot pour ne laisser paraître aucun sourire. Les autographes furent signés avec autant de plaisir qu'on remplie une déclaration de revenus et elle fut aussi souriante que Michel Sardou. Un souvenir assez entâché donc, pour une comédienne que j'apprécie pourtant.
# Posté le mercredi 28 mai 2008 07:34

Rencontre pantouflarde ?

Rencontre pantouflarde ?
Je l'avais perdue ! Oui j'avais perdue la passion des autographes ! Du moins c'est ce que je croyais. Et en plein c½ur d'une semaine froide et banale, l'illumination divine ... j'ai retrouvé la joie d'une rencontre avec une star. Détails.

C'est donc un jeudi - et je crois l'avoir déjà signalé plus avant, c'est un jour que je déteste - que je me suis rendu un peu dépité vers Dinan. Dépité par les semaines qui passent, des cours inintéressants et parce que je suis seul. Les habitués de ce blog savent que Karine m'accompagne bien souvent. Seul dans un grand hall vide, parallèle cruel avec les rires que j'entends dans la salle.

Le spectacle terminé les gens s'en retournent heureux visiblement à leurs occupations et nous ne restons qu'une poignée d'admirateurs à patienter pour obtenir un autographe. Un gentleman nous informe que Julie Ferrier va descendre sous peu, mais qu'elle regarde pour confirmer leur diffusion les sketches qui passeront le lendemain soir sur France2 à 19h50. La panique - s'il en fut - de ne pas voir la star, s'échappe donc.

Et voilà Julie qui débarque tous feu tout flamme, vêtue d'un grand peignoir rouge et d'une curieuse paire de chaussons, en nous criant un grand "Oyé Oyé bonnes gens !". Le ton est donné. Elle s'installe au comptoir et commence à signer tout en discutant. Rebelle devant l'éternel, elle s'allume même une cigarette (dans un lieu public !). Et quand vient mon tour, elle arbore un grand sourire avant de lâcher un "Ouah génial !" devant la photo que je lui présente (il convient évidemment de rappeler que j'étais le seul à avoir une photo).

Dédicace sympa, discussion sur Internet (dans laquelle elle me confie n'avoir jamais mis les pieds sur son myspace) puis vient le temps de la photo. Une de plein pied (que je vous présente ici, où l'on me voit évidemment très à l'aise) où elle me surprend en me plaquant sa main droite à un endroit que ma pudeur de gentilhomme m'empêche de vous dévoiler. Je passe donc à mon tour ma main derrière son dos, sans toutefois descendre aussi bas qu'elle. Puis une seconde photo, plus rapprochée, où nous nous mettons dos à dos dans une chorégraphie digne des plus grands James Bond ...

Déprimé en partant ? Vous imaginez bien que non ... La belle Julie a fait son métier, me redonner le sourire. Le rôle d'une personnalité, et peut-être la recherche de ceux qui s'impatientent des heures à les attendre. C'est une fois de plus à cette interrogation que j'essaye de répondre en rentrant chez moi. Mais pour une fois, le sourire et la motivation retrouvés, je n'y passe guère de temps et déjà j'entends les premières notes de Beethoven et de son ... hymne à la joie ...
# Posté le jeudi 10 avril 2008 18:35
Modifié le vendredi 11 avril 2008 09:45

Travaille même les jours fériés ...

Travaille même les jours fériés ...
Julie Ferrier
Humoriste, actrice française
Née le 17 janvier 1971

Il y a Florence Foresti, Rachida Khalil, Stéphanie Bataille et Juliette Arnaud, sans compter les autres déjà bien installées depuis longtemps (les Robin, Joly, Roumanoff ...). Il faudra désormais compter avec Julie Ferrier. Depuis deux ans, elle explose partout où elle passe. Son one woman show fait un malheur et ses rôles au cinéma lui permettent de changer complètement de registre.

Si son père est dans la médecine, la lignée de sa mère est très artistique. Pour l'anecdote, son arrière grand-mère a jouée avec Max Linder et son grand-père a fréquenté Louis Jouvet. Voilà pour les bases. Ses premiers pas se font donc naturellement dans la danse, puis la musique classique et le jazz.

Classique elle ne l'est pas vraiment et elle le prouve très vite chez Stéphane Bern, où elle anime une chronique, après plusieurs années d'étude de l'art dramatique.

Elle devient reine de la métamorphose dans "Aujourd'hui c'est Ferrier", son premier spectacle mis en scène par Isabelle Nanty. D'un accent à l'autre, d'une perruque à une capuche, d'une prof coincée à une banlieusarde qui veut percer, Julie Ferrier excelle dans l'art de la transformation, à tel point qu'on ne la reconnaît même pas quand elle est "normale".

Le cinéma lui fait depuis quelques temps les yeux doux. Voyante chez Didier Bourdon ("Madame Irma"), elle obtient son premier grand rôle aux côtés de Thierry Lhermitte dans "Ça se soigne ?", une comédie sur la dépression. Parisienne chez Klapkisch, elle sera guide pour Jean-Michel Ribes puis jouera aux côtés de Daniel Auteuil dans "15 ans et demi".

Autographe pour le moins curieux. La signature ressemble plus à un totem indien, et on voit que le "Julien" a été écrit en pointillées.
# Posté le jeudi 10 avril 2008 18:30

L'Amérique perd son héros national ...

L'Amérique perd son héros national ...
Il est des acteurs irremplaçables. Charlton Heston, qui s'est éteint à l'âge de 84 ans, en était l'incarnation même. Je perds aujourd'hui un de mes acteurs favoris. Il est évident qu'en annonçant ma passion pour cet homme, je ne vais pas arranger mon cas et mes détracteurs de gauche (que j'aime beaucoup puisqu'ils visitent mon blog et s'y expriment) vont définitivement me classer au rang des conservateurs irrécupérables.

Mais pourtant ... Qui d'autre que Charlton Heston pour jouer Moïse, ouvrant la mer rouge ? Qui pour combattre Messala dans une course de char restée comme une des plus grandes scènes de l'histoire du cinéma ? Qui pour affronter la terrible planète des singes ? Qui pour diriger le plus grand cirque du monde ? Qui pour s'opposer à la marabunta dans la jungle ? Qui pour sauver Ava Gardner d'un terrifiant tremblement de terre ? Qui pour sauver un 747 en péril ? Qui pour incarner à lui seul la Reconquista ? Qui pour être LE survivant ?

Charlton Heston avait joué à peu près tous les rôles, de Shakespeare à Pierre Boulle, tourné sous la direction des plus grands, de William Wyler à Cecil B. DeMille en passant par Anthony Mann et Orson Welles. Partenaire de Ava Gardner, Sophia Loren, Janet Leigh, il était marié à la même femme depuis 1944 et avait refusé de jouer avec Marilyn Monroe.

Acteur charismatique, au regard bleu perforant, il fut l'idole de toutes une génération d'enfants, ayant grandis avec "Ben-Hur", "Les dix commandements" ou "La planète des singes". Et c'est bien cet homme là que je retiens. Un de mes héros, un de mes modèles, une de mes stars inaccessibles que j'admirais en photo ou en cinémascope. Ils sont nombreux, Charlton Heston y figurait en bonne place.

Une carrière salie par un pseudo-enquêteur dénonciateur a suffit pour que l'on parle de Charlton Heston au lendemain de sa mort comme du président de la NRA plutôt que de l'immense acteur qui laisse derrière lui des millions de fans attristés de perdre un de leurs héros d'enfance, et une filmographie impressionnante, qui compte parmi des chefs d'½uvres de l'histoire du cinéma.

C'est bien connu on préfère la polémique à la nécrologie, les défauts aux qualités (sauf lorsqu'il s'agit d'un acteur ou chanteur français, on a notre orgueil quand même). Et je terminerai en paraphrasant Gérard Oury parlant de Louis de Funès : "Je suis sûr que cet immense acteur suscitera plus d'admirations et d'études chez les cinéphiles qu'il n'a suscité d'approbations de la part d'un petit noyau de critiques à la rate fatiguée."
# Posté le jeudi 10 avril 2008 18:16

Photo souvenir après le spectacle de Didier Bénureau.

Photo souvenir après le spectacle de Didier Bénureau.
Souvenir de la rencontre avec l'humoriste et comédien Didier Bénureau, venu en février à La Passerelle, à Saint-Brieuc. J'attendais cette rencontre avec impatience, car l'interprète du docteur Bovin dans "Les visiteurs" est un de mes seconds rôles favori.

Et ? Et un spectacle très drôle, quoiqu'un peu court, où Bénureau se glisse dans la peau d'écologistes donneurs de leçons au Soudan, craignant l'effet de serre parce qu'après on ne pourra plus faire de ski en dessous de 2000 mètres d'altitude, une femme de député, devenue alcoolique, qui se met souvent à genoux, à pas pour prier ...

D'autres personnages attachants comme la mère qui appelle sa fille au téléphone rien que pour l'insulter, et s'excusant aussitôt avec pour prétexte la vieillesse, un évêque belge travestie. Il dénonce (et c'est bien le seul) les artistes engagés qui viennent donner des leçons à la télévision.

Coup de c½ur pour le sketch sur les différences. Une grande réunion de toutes les communautés : les chauves, ceux qui puent des pieds, ceux qui n'ont qu'une dent. Viendra-t-il le jour où on pourra dire "Oui je postillonne et je pue de la gueule ... mais je suis premier ministre", "Oui j'ai des tics (il bouge l'épaule, la tête et les bras comme un certain Nicolas) ... mais je suis président !".

On l'aura compris Bénureau propose un spectacle pour les Bobos de gauche, qu'il dénonce d'ailleurs, et c'est formidablement drôle sans jamais être méchant ou moralisateur.

Didier Bénureau est venu ensuite signer des autographes et poser pour tous les fans présents, dont moi ...
# Posté le vendredi 21 mars 2008 12:37
Modifié le vendredi 28 mars 2008 14:28