Une arrivée bien précoce puisque le spectacle n'était commencé que depuis à peine une heure (et qu'il en durait presque deux). Un rapide coup d'oeil aux alentours me permet de me rendre compte que les vigiles seront toujours aussi sympathiques et compréhensifs, qu'il n'y a pas de grosse voiture avec un panneau indiquant "voiture de Nicolas Canteloup, attendre ici pour autographes et photos" et que de ce fait ... ça va être la galère (une fois n'est pas coutume) pour savoir par où sort l'artiste.
Fort heureusement je n'étais pas seul puisque ma camarade de chasse Karine - que je n'avais plus vu depuis quelques temps - reprenait enfin ses bonnes habitudes. Une première attente passée à se raconter quelques souvenirs puis les gens sortent. Cette fois je décide de tenter quelque chose : monter au bar du théâtre, ce que je fais à grand coup de lunettes de soleil et de cris de remerciements à une foule qui a du me prendre pour un gros blaireau (et je les comprend).
Rien ici. Il faudra donc se retrancher comme à l'habitude. Deux devant, deux derrière. Deux mamans devant, deux enfants derrière. Ce que nous ne pouvions pas prévoir, c'est que Nico n'était pas vraiment pressé de sortir, mais alors pas du tout. Nous avons donc pu discuter allègrement avec Karine de tout et n'importe quoi. Les agréables fous-rires nous aurons permis pendant presque une heure d'oublier qu'il faisait très froid et que demain il fallait - d'une façon ou d'une autre - se lever tôt.
Heureusement Nicolas est sortit et s'est montré d'une gentillesse incroyable, philosophant sur un stylo indélébile ou me demandant à moi qui ne supporte pas les chevaux si je suis cavalier ... Enfin bref comme dirait Pépin (jeu de mots réservé aux historiens), il accepte de poser (trois fois pour moi, et oui je suis comme ça quand j'aime je ne compte pas, et lui non plus) pour Karine et moi et puis s'en va dans les abysses profondes d'une obscurité qui commençait à nous rappeler qu'il était presque 23h30 et que le levé du jour ne serait qu'une torture, le sommeil nous ayant inévitablement manqué mais les rêves ayant été tellement agréables que la nouvelle journée serait belle ...
