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Weber, c'est un pic, c'est un roc, c'est un cap ...

Weber, c'est un pic, c'est un roc, c'est un cap ...
Samedi 22 septembre 2007. Direction la cité corsaire - Saint Malo pour les incultes - pour rencontrer un grand nom du théâtre et du cinéma français, Monsieur Jacques Weber. Je n'ai jamais eu d'échos à son sujet, donc je ne sais pas à quoi m'attendre ...

Repérage habituel aux alentours du théâtre. Devant, il n'y a rien et derrière ... non plus ! La partie va être serrée d'autant plus que cette fois-ci, je suis seul face à mon destin. Pas d'amie chasseuse d'autographes. Pas de rigolade en attendant la star, pas d'opération commando dans les loges. A 22h20, alors que des milliers de gens meurent dans le monde, ma seule et unique pensée était : par où va sortir Jacques Weber ?

Le public sort. C'est déjà ça. Derrière, les techniciens s'affairent à démonter la scène. Approche polie de l'un d'eux. En gentleman, je l'aprostrophe poliment en lui demandant si il a quelques informations concernant la sortie de l'artiste. Le plus sincèrement du monde, il me dit qu'il est déjà partit. Deux minutes après la fin, le rideau à peine baissé ... c'est logique ! Je lui aurais demandé si Jacques Weber était venu jouer, il aurait été capable de me répondre non. Je n'insiste pas.

Ma mère restée devant le théâtre avec un téléphone portable/CB m'appelle en me disant qu'il est là, devant elle. En l'espace d'une seconde, j'ai tout compris ! J'allais devoir une fois de plus battre le record du 100 mètres. Et c'est partit ! Je range mon téléphone en commençant à courrir, je tourne au coin de la rue tout en sortant mon feutre, je m'excuse d'apeurer les passants tout en préparant ma photo. J'entame les derniers cent mètres et là ... l'impossibilité de rester à pleine puissance. Il ne me reste que dix mètres avant d'arriver devant le théâtre. Tel un alpiniste voyant le sommet de l'Everest, j'y arrive, épuisé.

Jacques Weber est devant la porte, majestueux, jouant avec son téléphone portable. Il me lançe un "bonsoir, vous voilà donc !". Je ne sais même plus ce que je lui ai dit mais je ne pensais qu'à une chose : me manger un bon Danacol pour me remettre ... non je plaisante ! Il me signe ma photo, se met en position pour en faire une sans que je ne lui demande rien (ma mère avait tout préparé !). Et le tour est joué. Il s'éloigne plein de grâce dans son Audi noire tandis que sur le trottoir, je range ma photo en me dirigeant, l'esprit apaisé et le coeur battant, vers ma voiture, pensant déjà à la prochaine aventure ...
# Posté le samedi 22 septembre 2007 18:55
Modifié le dimanche 23 septembre 2007 01:09

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