C'était un rêve, c'est à présent une réalité. J'avais juré tous les saints de la Bible qu'à l'annonce d'un retour de Jacques Dutronc sur scène, je serais un des premiers à me ruer sur les billets. C'est donc à Rennes que j'ai assisté ce 27 janvier 2010 à la première date provinciale de la tournée. Impossible d'être déçu par le show tout en désinvolture du chanteur mythique, rebelle et à contre-courant de sa génération. Tous les titres qui ont fait son succès ont été chantés sur scène : Les Playboys, Paris s'éveille, Gentleman Cambrioleur, Et moi, et moi, et moi, Les cactus, La compapade, Merde in France, L'opportuniste, J'aime les filles, Fais pas ci, fais pas ça, La fille du père Noël ...
Approcher Dutronc, voir mon sourire se refléter dans ses Ray-Ban teintées : mission impossible ? Impossible ? Pas français ! Le pied de grue l'après midi devant la salle s'étant soldé par un échec lamentable [Dutronc arrive, personne des deux fans que nous sommes à attendre n'a le réflexe de l'appeler], la sortie de concert s'annonçait particulièrement délicate, de par le site, l'heure tardive et la bonne volonté de la vedette.
Fin de concert à 22 heures. Les trois semi-remorques de matériel partent deux heures plus tard. Les musiciens sont tous partis dormir. Seul le directeur de la salle semble attendre quelque chose. Une poignée d'une dizaine de fans attend patiemment derrière la grille, lorgnant vers la berline noire aux vitres fumées. Il est minuit trente et le dandy ludique se décide à sortir. Et contre toute attente, c'est cinq bonnes minutes qu'il va passer avec ses fans, sous l'½il attentif d'une caméra enregistrant visiblement les bonus DVD.
Autographes et rapides poses avec le playboy, au c½ur de la nuit. Improbable comme situation, presque inimaginable pour moi. L'homme est sympathique au possible, heureux de rencontrer des (jeunes) admirateurs. Il sourit malgré la fatigue, rigole, fait des blagues, nous demande si nous avons détesté le spectacle. Cette photo souvenir témoigne de cette folle fin de soirée ...